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La restauration, réhabilitation et extension du Grand Théâtre

Pourquoi restaurer, réhabiliter et agrandir le Grand Théâtre ?

La reconnaissance du Grand Théâtre comme patrimoine exceptionnel de Wallonie (au même titre que l’Hôtel de Ville), qui constitue un atout pour Verviers, justifie déjà à elle seule la restauration de ce bien.

Depuis sa construction en 1892, le Grand Théâtre n’a subi que très peu de modifications importantes. Celles-ci concernent essentiellement le démantèlement d’éléments décoratifs (notamment sur les façades) ainsi que la transformation et le remplacement de quelques éléments historiques. Le remplacement de ces derniers visait à répondre à des normes de sécurité, mais a perturbé la lisibilité de l’architecture et du décor de 1892. Les auteurs du projet proposent une restauration qui rétablira le Grand Théâtre dans sa période d’apogée, correspondant à son année de construction. Sur la base de documents historiques (dessins, gravures, photographies anciennes, etc.), certains éléments disparus seront reconstitués pour rétablir la spatialité et l’architecture d’origine, tant à l’intérieur du bâtiment que sur les façades : menuiseries, verrière, éléments décoratifs, sanitaires d’origine, mobilier de la salle de spectacle…

Restaurer le Grand Théâtre en se limitant à son intérêt patrimonial n’aurait pas de sens. Même restauré, le bâtiment n’aurait pas été compatible avec une programmation moderne. D’une part, le Grand Théâtre sera réhabilité grâce à une série d’interventions permettant de répondre aux normes et standards actuels (évacuation incendie, stabilité, etc.). Ces nouvelles interventions, telles que l’intégration de structures pour personnes à mobilité réduite ou des dispositifs améliorant le confort thermique et acoustique, tiendront compte des obligations légales et de leur impact sur l’architecture existante, afin de proposer un projet intégré et respectueux des valeurs patrimoniales du monument. Par ailleurs, pour que le Grand Théâtre devienne un véritable outil culturel performant, son optimisation passe par la construction d’une extension permettant de répondre aux exigences d’une programmation moderne et offrant au monument une nouvelle flexibilité et polyvalence. L’extension répondra, par exemple, à l’absence de dégagement suffisant et d’arrière-scène, ainsi qu’aux difficultés liées à l’acheminement du matériel sur scène.

Associée au concept d’un équipement ouvert jour et nuit aux publics et aux utilisateurs, l’extension contemporaine, appelée "tiers-lieu", sera le point de contact et d’accueil quotidien des publics, des acteurs, des visiteurs, etc.