Présence de loups dans les communes de Verviers, Dison, Baelen, Theux, Thimister, Limbourg et Jalhay.
Description: Informations et bons réflexes pour les habitants.
La présence d’une meute de loups est confirmée dans les bois de la Louveterie et de la Gileppe. Un couple s’est installé naturellement et s’est reproduit. Le lieu précis de la tanière est inconnu. Pour les habitants, les promeneurs, les enfants ou les mouvements de jeunesse, le risque est extrêmement faible. Le loup est un animal sauvage discret, qui évite généralement l’être humain. Sa présence dans une région ne signifie pas que les villages, les chemins, les jardins ou les activités en plein air deviennent dangereux.
En revanche, le risque est réel pour le petit bétail, en particulier les moutons, chèvres ou autres animaux vulnérables lorsqu’ils sont accessibles ou insuffisamment protégés.
Les habitants doivent-ils avoir peur ?
Non, il n’y a pas lieu de craindre une attaque sur les habitants. Le loup n’est pas un prédateur naturel de l’être humain. Dans nos régions, les rencontres avec un loup restent rares, et lorsqu’elles se produisent, l’animal s’éloigne généralement de lui-même.
Que faire si l’on observe un loup ?
Si vous voyez un loup à distance :
- restez calme ;
- tenez-vous debout et bien visible ;
- ne cherchez pas à vous approcher ;
- ne courez pas ;
- ne lui tournez pas le dos pour fuir ;
- gardez l’animal dans votre champ de vision ;
- éloignez-vous tranquillement ;
- gardez les enfants près de vous ;
- tenez les chiens en laisse;
- signalez ensuite le comportement au DNF ou au Réseau Loup.
Il ne faut jamais tenter de suivre, poursuivre, nourrir, toucher, photographier de près ou effrayer un loup par initiative personnelle.
Les camps scouts sont-ils menacés ?
Non. La présence du loup ne remet pas en cause l’organisation des camps scouts ou des activités de plein air. Les mouvements de jeunesse ne constituent pas une source d’attraction pour le loup et les activités scoutes, souvent bruyantes et réalisées en groupe, ont plutôt tendance à l’inciter à s’éloigner.
Pourquoi ne faut-il surtout pas nourrir les loups ?
Le nourrissage, même involontaire, est l’un des comportements les plus problématiques. Un loup ne doit jamais associer les humains, les maisons, les campements, les jardins ou les villages à une source de nourriture.
Il faut donc éviter :
- les restes alimentaires laissés dehors ;
- les sacs-poubelles accessibles ;
- la nourriture pour chiens ou chats laissée à l’extérieur ;
- les déchets organiques déposés en lisière ou près des bois ;
- les appâts destinés à attirer un animal pour l’observer ou le photographier.
Que faire avec les chiens ?
Les chiens doivent être tenus en laisse. Cette obligation légale prend tout son sens dans les zones où la présence du loup est connue, en particulier en forêt, en lisière ou lors de promenades au crépuscule ou tôt le matin.
Un loup peut percevoir un chien comme un congénère, un concurrent ou un intrus. Ces situations problématiques peuvent être évitées en gardant le chien près de soi, sous contrôle, sans le laisser divaguer ni poursuivre la faune sauvage.
Cela vaut aussi pour la sécurité du chien lui-même.
Quelles mesures pour les moutons, chèvres et autres petits animaux ?
Les détenteurs de petit bétail sont les premiers concernés par les mesures de prévention. Les attaques sur troupeaux peuvent être très difficiles à vivre, tant financièrement qu’émotionnellement. Il est donc essentiel de les accompagner concrètement et, surtout, de les éviter.
Pour cette raison, un mail a été envoyé à tous les éleveurs ovins-caprins des communes de Jalhay, Theux, Verviers, Dison, Limbourg, Baelen le 28 juillet 2028 pour les avertir de la situation et les encourager à protéger leurs bêtes.
Que faire en cas d’attaque sur un troupeau ?
En cas de suspicion d’attaque par un loup, il faut prévenir rapidement le Réseau Loup au 081 626 420 ou remplir le formulaire en ligne.