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Les villes de papier / Dominique Fortier

Suggestion : roman biographique

Nous ne savons pas grand-chose de la vie d’Emily Dickinson, poétesse américaine, née en 1830 à Amherst dans le Massachusetts et décédée à l’âge de 55 ans. Elle n’a quasiment rien publié de son vivant. C’est sa sœur Lavinia qui découvrira après son décès, dans sa chambre, des centaines de poèmes rédigés sur des bouts de papier grands comme la paume de la main ou des cartons d’emballages. C’est elle qui les fera publier.

Confinée la plupart du temps dans sa chambre et cela durant une bonne partie de sa vie, selon sa propre volonté, Emily Dickinson nous fait partager un univers poétique prenant forme sous ses yeux, dans le jardin qu’elle aperçoit depuis sa fenêtre. Cet espace lui est personnel et elle ne ressentira jamais l’envie de fuir, ni de rencontrer davantage ses semblables, son monde intérieur la comblant pleinement.

Avec énormément de délicatesse, Dominique Fortier choisit de faire revivre de micros-évènements, des ambiances subtiles, des scènes du quotidien, des ressentis, qu’elle attribue à Emily. C’est en cela que ce roman biographique est interpellant et cela n’a rien de heurtant, tant les propos de l’autrice s’insèrent parfaitement dans le peu d’informations biographiques que nous possédons sur cette poétesse vivant recluse dans la propriété familiale.

Dominique Fortier établit également un très beau parallèle avec ses souvenirs personnels en des lieux ou des villes qu’elles ont toutes deux fréquentées. Si ce procédé de recréation vous séduit ou vous intrigue, peut-être vous donnera-t-il aussi envie de découvrir cette immense œuvre poétique, aujourd’hui reconnue à sa juste valeur. Emily Dickinson est considérée comme la plus grande poétesse américaine et ses écrits très novateurs pour l’époque, tant dans leur forme que leurs thèmes, inspirent toujours à l’heure actuelle, ainsi Johnny Halliday dans sa chanson Ca ne finira jamais ou Christian Bobin dans La dame blanche.

(Colette)

 

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