Violences intrafamiliales à l'égard des femmes

Groupe verviétois de coordination et d'actions

3) Si vous souhaitez aider une personne de votre entourage victime de violence : quelques pistes.

Il n'est pas toujours facile pour les professionnels et les proches d'apporter une aide efficace à une personne qui vit une ou plusieurs formes de violence dans sa relation amoureuse (violence physique, verbale, psychologique, sexuelle, économique…)

La victime a peur de voir sa situation s'aggraver si elle parle, elle craint de ne pas être crue ou d’être blâmée. Souvent, elle a confiance dans les promesses de changement de son partenaire : La réconciliation fait partie du cycle de la violence.
Elle risque d'hésiter et de changer d'avis plusieurs fois, ce qui décourage même les meilleures volontés!
Pourtant, l'espoir commence quand le silence qui entoure les faits est brisé.
Les personnes violentées ont besoin de notre appui pour faire les choix qui leur appartiennent et leur conviennent.

CE QU'IL CONVIENT DE FAIRE:

- Etablir une relation de confiance qui permette d'aborder le sujet en nommant les faits (contrôle, jalousie, harcèlement, menaces, coups, viol,...)

- Croire ce qu'elle vous dit, même si cela semble énorme .

- Ecouter sans la juger ("on t'avais pourtant prévenu-e"), ni attaquer le partenaire dans son identité ( "c'est vraiment un salaud").

- Par contre, se positionner contre les comportements violents ("c'est inacceptable, c'est un délit,...").

- Déculpabiliser (la responsabilité appartient à celui - ou celle - qui pose l'acte violent. L'agresseur parle de provocation pour rejeter cette responsabilité. La victime n'est ni folle, ni masochiste).

- Oter les illusions (les excuses et promesses ne font pas cesser la violence, elle n'a pas le pouvoir de faire changer son compagnon, seulement elle-même...).

- Lui parler des différents choix et ressources qui s'offrent à elle, l'informer de ses droits (à porter plainte, à partir avec ses enfants, mais aussi à conserver son logement si elle le souhaite !).

- Respecter son besoin de garder secrète sa situation.

- Evaluer les risques et la dangerosité pour elle et les enfants.

- Lui donner LE TEMPS de prendre ses propres décisions.

CE QU'IL NE FAUT PAS FAIRE:

- Lui dire de faire plus d'efforts, de rester pour le bien des enfants.

- Proposer de parler à son partenaire pour arranger les choses.

- La/le convaincre à tout prix de le/la quitter, décider à sa place de partir ou encore quand et comment partir.

Si malgré tout vous ne parvenez pas à l’aider, c’est que peut être que ce n’était pas encore le bon moment pour elle. Votre soutien et vos informations ne sont pas nécessairement «perdus» pour elle. Sachez qu’il existe aussi des associations spécialisées dans l’aide aux victimes de violences (lien page ligne téléphonique)

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