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Historique

Ce n’est qu’à partir du 14e siècle que les premières formes d’industries apparaissent dans le ban de Verviers. Si l’industrie sidérurgique est la première à se développer, c’est bien l’industrie drapière qui naît à la fin du 14e siècle qui va apporter à Verviers richesse et prospérité.

Au 16e siècle, l’industrie drapière de Verviers n’est pas encore concentrée dans les mains de quelques grands fabricants capitalistes mais est exercée par de nombreux artisans de fortune modeste.

Le processus de mécanisation de l’industrie textile s’amorce en 1799 avec l’arrivée à Verviers du technicien anglais William Cockerill engagé par les grands drapiers Simonis et Biolley. Leur monopole de la fabrication de machines sera de courte durée. Cinq ans plus tard, des milliers de machines, œuvres d’une vingtaine de fabricants de la région, sont mises sur le marché.

A la fin du 18e siècle Verviers, l'essor économique de Verviers est tel qu’en 1788, l’industrie textile, essentiellement verviétoise, représente 72,5 % des exportations de l’Etat liégeois.

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 "Vue de l'Est" - Lithographie de
J. HOOLANS, 1857
Au milieu du 19e siècle, à Verviers ville, contrairement à la périphérie où foisonnent une multitude de petits ateliers, c’est le règne des grandes fabriques (133 employés en moyenne pour 23,6 dans l’ensemble du pays) qui rassemblent à elles seules entre un quart et un cinquième des travailleurs du secteur (4.250 ouvriers du secteur textile à Verviers en 1846 pour 18.153 dans l’ensemble du pays). Le seul arrondissement de Verviers rassemble 42 % des entreprises textiles belges et 68 % de la main d’œuvre (12.349 personnes).

Entre 1833 et 1845, la valeur de la production lainière dans l’arrondissement de Verviers ne cesse de croître. Cette croissance de l'industrie lainière verviétoise se poursuivra jusqu'à la grande crise industrielle de 1873.

Dès 1874, la laine et l’agglomération verviétoise entament une longue courbe descendante. La crise économique de 1873-1896, qui est essentiellement une crise de surproduction, provoque un effondrement des prix et des marges bénéficiaires. Face à la concurrence étrangère jeune et bien équipée, Verviers apparaît dorénavant comme un centre aux outils vieillissants.

Durant la vingtaine d’années que dure la grande dépression, les différentes branches du secteur textile font moins bien que l’industrie belge dans son ensemble. L’écart s’accentuera encore au début du XXème siècle, entraînant dans sa chute, l’emploi industriel dans le secteur et plus largement, la population de Verviers.

Aujourd'hui, seules deux enterprises travaillent toujours la Laine et, plus largement, l'emploi dans le secteur primaire ne représente plus que 0,1%, la grande majorité des emplois se localisant dans le secteur teritaire (81%).

La reconversion du secteur, obligatoire, amène les industries les plus lourdes à s'installer dans des zonings aménagés dans la périphérie : Petit-Rechain, Stembert et Lambermont.

Dans ces zonings se sont créées des industries de fabrication de machines outils, d'instruments médicaux et para-médicaux, du travail de la fibre de verre et de la matière plastique, des cuirs et fils synthétiques, des papeteries, des industries alimentaires, des fabrications métalliques, des agences de transports internationaux, des laboratoires de recherches, des centres d'analyses et de traitement de l'information et des industries textiles.

Verviers accueille également des entreprises dont l’activité est plus compatible avec le milieu urbain, ells se sont développées notamment dans d’anciens bâtiments industriels. De même que le développement du secteur tertiaire s’est principalement fait en ville.

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